En route pour l’innovation participative…

Publié le par comm-on.over-blog.com

L’élément premier rattaché à la connaissance, c’est « l’humain ». Annoncer la mise en place de dispositifs visant à capitaliser sur ces connaissances peut générer des inquiétudes de la part des collaborateurs, notamment des plus âgés d’entre eux. Certains parlent alors de dépossession du savoir. Il est alors essentiel de rassurer, expliquer et dissiper les craintes inhérentes à la mise en place d’une gestion des connaissances… Reste à savoir comment ? 

1/ D’abord, l’innovation doit être intégrée dans un projet plus global ; le projet d’entreprise. En adéquation avec la culture d’entreprise, il permet d’assurer une cohérence entre les actions d’innovation mises en place et les ambitions à long terme.

Donner du sens à ce dispositif de gestion des connaissances rassure salariés et managers. La transparence est ici indispensable. Cela permet de créer une relation de confiance et de dé-diaboliser la démarche.

2/ Comme nous l’avons abordé dans l’article précédent, la culture d’entreprise doit jouer un rôle majeur dans le dispositif de gestion des connaissances. Pour que les salariés y adhérent et l’intègrent rapidement, il est important de s’appuyer sur la formation et le partage d’une culture collaborative. Dès l’arrivée des salariés, la mise en place de modules permettrait d’amorcer la participation du salarié et de lui expliquer son intérêt, pour lui et pour l’entreprise.

3/ Il est également essentiel de reconnaître, valoriser et gratifier les personnes qui participent activement au dispositif et proposent des idées. L’entreprise peut proposer des mesures incitatives (bonus) et créer ainsi un environnement favorisant le partage… « Quel bénéfice je vais en retirer ? »

4/ Le manager a aussi son rôle à jouer. Ce dernier s’assure que la décision soit prise collégialement. On parle alors de management coopératif. Il apparaît donc de plus en plus indispensable de placer la gestion des connaissances au cœur des missions du manager. Il va identifier les salariés performants pour les amener à participer au développement de l’intelligence collective et s’associer à lui pour proposer une idée.

5/ Enfin, il y a la mise en place de canaux de prolifération et de capitalisation des idéesprincipalement d’ordre informatiques. Mais au delà des outils 2.0 que vous connaissez déjà, il est impératif de créer les conditions de rencontres physiques. « Sans interaction en face à face, de manière informelle, afin de développer une relation de confiance, de partager un cadre de référence, de confronter ses expériences, une sorte d’entropie vous gagne et vous perdez toute dynamique. Vous aurez certes des échanges, mais vous n’aurez pas de réel partage d’information ou de savoirs, vous n’aurez pas de création de valeur ajoutée, de nouvelles idées ou de solutions inédites1. »

Reste une question : Cette génération qui a tant donné à l’entreprise est-elle prête à partager son expertise malgré tout. Car les logiques de communauté, de collectif et de mise en réseau sont davantage celles suivies par les salariés de la Génération Y et non celles partagées par ceux de la fameuse Génération X. L’avenir nous le dira…

1 Propos tenus par Françoise Bronner dans un article publié sur l’entreprise 2018.

 

Source: http://tete2com.com/ Article écrit par Marc Bramoulle le 29/04/2010

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